Seuls trois CEO sur dix confiants dans la croissance du chiffre d’affaires en 2026, la plupart peinant à transformer les investissements dans l’IA en retours tangibles

Diegem, 6 janvier 2026 – Alors que la confiance des CEO du monde entier dans les perspectives de chiffre d’affaires de leur entreprise atteint son niveau le plus bas depuis cinq ans, celle des dirigeants belges est en hausse. Selon l’enquête annuelle de PwC auprès des CEO, les dirigeants d’entreprise sont confrontés à des retours inégaux sur l’intelligence artificielle, à un risque géopolitique croissant et à une intensification des menaces cyber. Patrick Boone, Président de PwC Belgique, déclare : « Les CEO prennent de plus en plus conscience que l’environnement actuel est certes complexe, mais pas si différent de ce que nous avons connu auparavant : il y aura des gagnants et des perdants. Et personne ne veut faire partie des seconds. Cela signifie que les entreprises capables de transformer l’IA en retours financiers mesurables, tout en renforçant la cybersécurité et en abordant les questions de leadership et de talents, transformeront les perturbations d’aujourd’hui en croissance de demain. »
L’enquête, menée auprès de 4 454 CEO dans 95 pays et territoires, révèle que seuls trois sur dix (30 %) des directeurs généraux se disent confiants dans la croissance de leur chiffre d’affaires au cours des douze prochains mois — contre 56 % en 2022 et 38 % en 2025. Les CEO belges se montrent généralement plus optimistes quant aux perspectives de croissance de leur propre chiffre d’affaires, avec 30 % contre 21 % en 2025 s’attendant à une progression, ainsi que pour les perspectives de l’économie mondiale (68 %, contre 61 % au niveau mondial). Ils sont moins confiants pour l’économie belge (46 %), bien que plus positifs que l’an passé (moins d’un tiers des CEO étaient optimistes à ce sujet).
Les inquiétudes des CEO portent principalement sur la volatilité macroéconomique (31 %), la perturbation technologique (24 %) et la géopolitique (23 %), tandis que la préoccupation pour l’inflation recule légèrement (de 27 % l’année dernière à 25 %). L’inquiétude face au risque cyber a fortement augmenté, y compris en Belgique, 31 % des CEO le citant désormais comme une menace majeure — contre 24 % l’an dernier et 21 % il y a deux ans. En réponse, 84 % déclarent vouloir renforcer la cybersécurité à l’échelle de l’entreprise dans le cadre de leur réponse au risque géopolitique.
Le fossé de l’IA : confiance et compétitivité
Alors que les technologies émergent à grande vitesse et que les entreprises se demandent si leur transformation est suffisamment rapide pour suivre le rythme, les CEO recherchent de nouvelles compétences sur le marché du travail, ce qui se reflète dans l’inquiétude des dirigeants belges quant à la disponibilité des compétences clés au moment opportun. Malgré une expérimentation généralisée, seuls un CEO sur huit (12 %) affirme que l’IA a généré des avantages en termes de coûts et de revenus. Au total, 33 % déclarent avoir constaté des gains soit sur les coûts, soit sur les revenus, tandis que 56 % n’ont à ce jour observé aucun avantage financier significatif.
L’enquête met en lumière un fossé croissant entre les entreprises qui expérimentent l’IA et celles qui la déploient à grande échelle. Les CEO déclarant avoir bénéficié à la fois de gains de coûts et de revenus sont deux à trois fois plus susceptibles d’avoir ancré l’IA dans l’ensemble de leurs produits et services, de la génération de demande et de la prise de décision stratégique.
Les fondations sont aussi importantes que la généralisation. Les CEO dont les organisations ont établi de solides fondations pour l’IA — telles que des cadres de IA Responsable ou des environnements technologiques permettant une intégration à l’échelle de l’entreprise — sont trois fois plus nombreux à déclarer des retours financiers significatifs. Une analyse distincte de PwC montre que les entreprises appliquant largement l’IA à leurs produits, services et expériences clients ont obtenu près de quatre points de pourcentage de marge bénéficiaire en plus par rapport à celles qui ne l’ont pas fait.
« L’IA sort du laboratoire en Belgique, notamment dans les fonctions supports et la stratégie de mise sur le marché. Un petit groupe d’entreprises parvient déjà à générer des retours financiers mesurables grâce à l’IA, tandis que beaucoup d’autres peinent encore à dépasser la phase de pilote. Ce fossé commence à se refléter dans la confiance et la compétitivité, et il va rapidement s’accentuer pour celles qui n’agissent pas », explique Patrick Boone, Président de PwC Belgique. « Les entreprises qui parviendront à combler ces écarts tout en renforçant la cybersécurité et en abordant les questions de leadership et de talents transformeront les perturbations d’aujourd’hui en croissance de demain.
Gérer un paysage mondial en mutation
Pour faire face aux risques géopolitiques et aux vulnérabilités macroéconomiques potentielles, les CEO belges déclarent qu’ils donneront la priorité à l’amélioration de la cybersécurité (70 %) plutôt qu’à la réorganisation des chaînes d’approvisionnement (12 %). L’appétit pour se retirer de marchés devenus trop risqués pour gérer le risque géopolitique est limité, surtout en comparaison avec les chiffres mondiaux. L’impact des droits de douane imposés par les États-Unis sur la marge nette des entreprises est jugé limité.
Malgré des perspectives difficiles, les CEO considèrent de plus en plus la réinvention comme essentielle à la croissance. Plus de quatre sur dix (42 %, 46 % en Belgique) déclarent que leur entreprise a commencé à concurrencer dans de nouveaux secteurs au cours des cinq dernières années. Parmi ceux qui envisagent des acquisitions majeures, 44 % pensent investir en dehors de leur secteur actuel, la technologie étant le secteur adjacent le plus attractif. En Belgique, les dirigeants d’entreprise recherchent particulièrement des opportunités de croissance dans la technologie et les services de santé.
« Les entreprises belges misent fortement sur la cybersécurité, mais sont comparativement moins actives que leurs homologues mondiaux dans la refonte des chaînes d’approvisionnement ou des portefeuilles de marchés », observe Patrick Boone, Président de PwC Belgique. « Cela peut être une stratégie viable, mais cela augmente le risque de concentration et nécessite une gestion renforcée des risques liés aux tiers. »
À propos de la 29e PwC CEO Survey
Nous avons interrogé 4 454 CEO dans 95 pays et territoires entre le 30 septembre et le 10 novembre 2025. Les chiffres mondiaux et régionaux de ce rapport sont pondérés proportionnellement au PIB nominal des pays afin que les opinions des CEO soient représentatives à travers toutes les grandes régions. Les chiffres par secteur et par pays sont basés sur les données non pondérées de l’ensemble des 4 454 CEO interrogés. Des informations complémentaires par région, pays et secteur sont disponibles sur demande. 37 CEO belges ont participé à l’enquête, dont 22 dirigeant des entreprises de 1 000 à 50 000 employés et 13 sociétés cotées en bourse.
À propos de PwC
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Tess Minnens