Pour relever nos défis sociaux, environnementaux et économiques communs, les gestionnaires d’actifs doivent se lancer dans la course pour un avenir meilleur

Pour relever nos défis sociaux, environnementaux et économiques communs, les gestionnaires d’actifs doivent se lancer dans la course pour un avenir meilleur

Rapport PwC : Révolution de la gestion des actifs et du patrimoine : « Le pouvoir de façonner l'avenir »

  • Les actifs sous gestion dans les fonds d’infrastructure devraient doubler d’ici 2025
  • Les actifs des fonds de pension devraient atteindre près de 65 000 milliards de dollars à l’horizon 2025
  • Les fonds alignés sur les critères ESG ont déjà dépassé les résultats de leurs homologues traditionnels

 

Le 9 février 2021 - Le secteur de la gestion d’actifs et de patrimoine représente actuellement plus de 110 000 milliards de dollars, ce qui lui confère un pouvoir de définir l’avenir « sans précédent ». Avec des actifs mondiaux sous gestion qui devraient augmenter de 5,6 % par an pour atteindre 147 400 milliards de dollars à l’horizon 2025, ce secteur est en mesure de bâtir un avenir meilleur pour les investisseurs, les actionnaires, l’économie et la société au sens large. Telle est la conclusion du nouveau rapport mondial de PwC intitulé « Asset and Wealth Management Revolution: The Power to Shape the Future ».

Perspectives de croissance

D’après les prévisions de PwC, si la vaccination est généralisée et efficace et si les mesures de relance budgétaire favorisent une reprise économique rapide, les actifs gérés par des gestionnaires de placements à l’échelle mondiale pourraient augmenter de 5,6 % par an, pour passer de 110 000 milliards de dollars à la fin de l’année dernière à 147 400 milliards de dollars fin 2025. À l’inverse, des taux de contamination élevés et une reprise économique tardive ralentiraient l’augmentation des placements mondiaux, qui plafonneraient à 139 000 milliards de dollars au milieu de cette décennie. Dans le pire des scénarios, en cas de nouvelles vagues de contamination, de retards dans la vaccination, de multiplication des confinements et d’une reprise timide, les actifs de placement mondiaux atteindraient encore 130 800 milliards de dollars d’ici la fin de 2025. La différence entre les actifs sous gestion dans le meilleur et le pire des scénarios s’élève à plus de 16 000 milliards de dollars, ce qui montre l’importance de l’enjeu.

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Sortir l’économie de la récession

Avec 41 000 milliards de dollars, les prêts non bancaires dépassent désormais les prêts bancaires dans les économies avancées. Le maintien de taux d’intérêt bas, associé à des ratios réglementaires plus élevés, augmentera la pression sur les banques et leur capacité à prêter. La demande de financement pour soutenir la reprise économique dopera la demande de fonds de crédit privés et d’autres stratégies d’investissement alternatives. Les investissements en actions et en obligations cotées en Bourse continueront à fournir des sources importantes de capitaux et de prêts.

« L’accélération des investissements pourrait activer une croissance économique bien nécessaire. Les marchés privés affichent des niveaux records de capitaux non alloués, ce qui constitue un tremplin pour la reprise. Toutefois, le volume national de l’épargne atteint actuellement un niveau historiquement haut. Chaque euro épargné a le potentiel d’être réinjecté dans l’économie. En fait, la mobilisation de l’épargne pour les investissements est l’un des objectifs stratégiques à long terme de l’Union européenne afin de faciliter le financement direct des entreprises sans l’intervention des banques, a fortiori quand on voit l’excédent d’épargne. Le secteur belge des fonds s’y prête, à condition, bien sûr, que diverses structures efficaces soient mises en place afin de lever les obstacles fiscaux et réglementaires et permettre l’investissement dans le financement de projets à long terme », estime Damien Walgrave.

Prévoir l’avenir

En offrant des rendements ajustés aux risques, les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine peuvent aider les gens à atteindre leurs objectifs en matière d’épargne et à combler les lacunes en matière de retraite face à la fragilité économique, aux taux d’intérêt très bas et à la compression des budgets publics de santé et de protection sociale. En ce qui concerne l’épargne-retraite, les fonds de pension gèrent actuellement plus de 50 000 milliards de dollars d’actifs de retraite, ce chiffre avoisinera les 65 000 milliards de dollars à l’horizon 2025, estime PwC. PwC prévoit également que les actifs gérés par les fonds d’infrastructure doubleront pour atteindre un peu plus de 2 000 milliards de dollars d’ici la fin 2025, étant donné la nécessité de remettre en état les routes, les aéroports et les hôpitaux et de financer des projets liés aux énergies renouvelables.

« En novembre, le FMIa appelé les économies avancées à augmenter leurs dépenses dans les infrastructures et les technologies vertes. La forte hausse de la dette publique, résultat du soutien apporté par les gouvernements aux économies pendant la pandémie, restreint malheureusement l’éventail des possibilités. C’est pourquoi dans plusieurs pays, comme le Luxembourg, l’Irlande et la France, des moyens spécifiques sont déjà déployés pour faciliter l’investissement direct dans les PME et les projets d’infrastructure. À vrai dire, les incitants gouvernementaux pourraient être utilisés pour canaliser ces fonds vers les entreprises qui soutiennent l’économie réelle. C’est là que les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine ont la capacité de compenser le manque croissant d’investissements disponibles dans les infrastructures, en particulier dans le chef des gouvernements. Si ces investissements sont aujourd’hui principalement réalisés par les fonds de pension et les assureurs, il existe également une marge de manœuvre pour le financement direct. En Belgique, des plans émanant de l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) ouvrent la voie, mais pour l’instant, l’objectif final n’a pas encore été atteint », a déclaré Damien Walgrave.

Les critères ESG : sur un pied d’égalité

Les investisseurs ont de plus en plus tendance à accorder autant d’importance au profil environnemental et social des sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine qu’au rendement financier. D’après l’analyse de PwC, les fonds alignés sur les critères ESG ont dépassé leurs homologues traditionnels de 9 % au total entre 2010 et 2019. Sur les marchés européens où l’intégration ESG est très avancée, notre analyse indique que les actifs ESG représenteront entre 41 % et 57 % du total des actifs des fonds d’ici à 2025. En outre, plus de 75 % des investisseurs institutionnels européens interrogés cette année par PwC déclarent envisager de cesser d’acheter des produits non ESG dans les deux années à venir. Les sociétés de gestion européennes ne sont toutefois que 14 % à avoir l’intention de ne plus lancer de fonds non ESG dans un avenir proche.

« Si le rendement financier sera toujours important, de plus en plus d’investisseurs décident que le rendement social est tout aussi important. Les investissements ESG ont connu une croissance constante ces dernières années ; les notations ESG, indices et autres produits financiers ont dès lors proliféré pour répondre à la demande. Il manque néanmoins encore des critères généralement acceptés et des données ESG pertinentes, comparables et vérifiables pour mener à bien une procédure de due diligence correcte, gérer les risques, mesurer les résultats et calquer les investissements sur une valeur durable à long terme. L’Europe a un rôle majeur à jouer pour ouvrir la voie. Elle a d’ailleurs déjà jeté les bases avec le règlement européen sur la taxonomie, un nouveau “langage” uniformisé qui permet de distinguer les investissements qui contribuent à ces objectifs de durabilité », conclut Damien Walgrave.

 

 

Contact

Maïté Oreglia

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