« L’impact des mesures fiscales sur la participation au marché du travail ne doit pas être sous-estimé » déclare l’expert PwC Bart Van den Bussche ​ 

Diegem – 15 juillet 2025. Les obstacles à la participation, et non l’écart salarial, freinent l’égalité des genres au travail en Belgique. Dans la toute dernière édition de l’Index Women in Work de PwC, la Belgique reste stable à la 13e place parmi les 33 pays de l’OCDE. Le principal défi pour la Belgique semble être d’attirer davantage de femmes vers l’emploi à temps plein : seules 2 femmes sur 3 travaillent, et plus qu'une sur quatre seulement ne travaille pas à temps plein. Bart Van den Bussche, Reward Partner chez PwC Belgique, déclare : « Pour exploiter pleinement le potentiel de chaque talent, il faut identifier et lever les obstacles existants. Les décideurs politiques ne doivent pas sous-estimer l’impact des mesures fiscales en faveur des chèques-services et de la garde d’enfants sur la participation au marché du travail. » 

 

Pour la douzième fois, le prestataire de services professionnels PwC publie son index Women in Work. Basé sur cinq indicateurs, il évalue la situation des femmes par rapport aux hommes dans les 33 pays de l’OCDE et compare les pays selon un indice composite. Selon les dernières données (2023), la Belgique occupe la 13e position pour la seconde année consécutive, avec un indice de 72,5 points. Le top 3 est constitué de l’Islande (81,7), de la Nouvelle-Zélande (81,3) et du Luxembourg (81,0). 

Si la Belgique enregistre de bons résultats pour la réduction de l’écart salarial (4,3 %, 4e place parmi l’OCDE), sa quotition sur l’index stagne presque depuis 10 ans, avec une très légère amélioration (+0,1) sur les deux dernières années. Cette lenteur se traduit par un recul dans le classement. Depuis 2014, la Belgique navigue entre la 10e place (2015, 2018, 2019) et la 13e place (2016, 2022, 2023). 

WiW Index

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pays 

2023 

 

2022 

Pays  

2023 

 

2022 

Pays 

2023 

 

2022 

Islande 

1 

▲ 

Australie 

12 

▼ 

10 

République Tchèque 

23 

▼ 

21 

Nouvelle Zélande 

2 

▲ 

Belgique 

13 

= 

13 

Israël 

24 

▼ 

20 

Luxembourg 

3 

▼ 

Estonie 

14 

= 

14 

Etats Unis 

25 

= 

25 

Suède 

4 

= 

Pays-Bas 

15 

▲ 

16 

Espagne 

26 

▲ 

27 

Slovénie 

5 

▼ 

Hongrie 

16 

▼ 

15 

Autriche 

27 

▼ 

26 

Irlande 

6 

▲ 

12 

Canada 

17 

▲ 

18 

Japon 

28 

= 

28 

Pologne 

7 

▼ 

Royaume Uni 

18 

▼ 

17 

Grèce 

29 

= 

29 

Portugal 

8 

▲ 

Slovaquie 

19 

= 

19 

Italie 

30 

= 

30 

Norvège 

9 

▼ 

Suisse 

20 

▲ 

22 

Chili 

31 

= 

31 

Danemark 

10 

▼ 

Allemagne 

21 

▲ 

23 

Corée 

32 

= 

32 

Finlande 

11 

= 

11 

France 

22 

▲ 

24 

Mexique 

33 

= 

33 

Qu’est-ce qui freine l’emploi à temps plein ? 

Si ce n’est pas l’écart de rémunération, qu’est-ce qui freine l’égalité de genre sur le marché du travail belge ? Bart Van den Bussche, expert PwC Belgique, pointe avant tout une différence significative de participation au marché du travail. Les femmes belges sont toujours bien moins actives sur le marché du travail que les hommes. Seules 66,7 % des femmes en Belgique sont employées, un léger recul par rapport à l’année dernière (-0,1 %) et une progression lente sur 10 ans (+3,7 %). Là où les pays voisins affichent des taux d’emploi de 71,2 % (France), 70,7 % (Grand-Duché de Luxembourg), 75,9 % (Allemagne) et même 81,9 % (Pays-Bas), la Belgique se classe 6e parmi les pays de l’OCDE où les résultats sont les plus faibles, ne devançant que la Corée, la Grèce, le Chili, l’Italie et le Mexique. 

Si 2 femmes sur 3 travaillent, plus d’1 femme sur 4 (73,4 %) n’a pas un emploi à temps plein. Le taux d’emploi à temps plein recule aussi bien pour les hommes (-0,3 %) que pour les femmes (-0,4 %) en Belgique. Sur les 10 dernières années, une baisse de 1,2 % du taux d’emploi à temps plein pour les hommes est également à noter. 

« Compte tenu de notre niveau de vie, nous devrions viser une participation accrue au marché du travail et à l’emploi à temps plein. Les décideurs politiques devraient considérer l’impact de certaines mesures sur le comportement professionnel des hommes comme des femmes », indique Bart Van den Bussche. 

L’expert identifie des opportunités dans divers domaines : « Soutenir hommes et femmes dans l’emploi à temps plein apporte des bénéfices au-delà des revenus. Il s’agit aussi de garantir une garde d’enfants solide et à temps plein, ainsi que d’offrir de l’aide à domicile supplémentaire. Si les effets d’une réduction des avantages fiscaux des chèques-services restent à observer, les initiatives qui font de l’emploi à temps plein un préalable, tout en augmentant le confort des personnes pour le poursuivre, sont indéniablement bénéfiques. » 

Il insiste aussi sur l’importance de préserver la flexibilité dans le monde du travail : « Les femmes travaillent plus souvent dans des secteurs tels que la santé et l’éducation, où la flexibilité est souvent limitée. Les parents, hommes ou femmes, qui travaillent dans le secteur de la santé, et dont les horaires fixes les empêchent de récupérer leurs enfants après l’école, sont plus enclins à choisir un temps partiel. Les décideurs pourraient examiner les moyens d’accroître la flexibilité dans ces secteurs. »

L’écart salarial, OCDE (2023) 

 

 

 

10 pays les mieux notés 

 

10 pays les moins bien notés 

 

Luxembourg 

-0.9% 

Etats Unis 

16.4% 

Irlande 

3.7% 

République Slovaque 

17.0% 

Nouvelle Zélande 

4.2% 

République Tchèque 

17.1% 

Belgique 

4.3% 

Suisse 

18.0% 

Grèce 

4.3% 

Allemagne 

18.3% 

Italie 

4.9% 

Australie 

18.3% 

Pologne 

5.6% 

Estonie 

20.9% 

Slovénie 

7.9% 

Israel 

20.9% 

Espagne 

9.1% 

Japon 

22.0% 

Suède 

10.6% 

Corée 

29.3% 

Participation des femmes au marché du travail, OCDE (2023) 

 

 

 

10 pays les mieux notés 

 

10 pays les moins bien notés 

 

Islande 

83.7% 

Israel 

70.5% 

Suède 

82.2% 

République Tchèque 

70.4% 

Pays-Bas 

81.9% 

Etats Unis 

69.9% 

Estonia 

81.0% 

Pologne 

68.7% 

Suisse 

80.4% 

Belgique 

66.7% 

Nouvelle Zélande 

79.5% 

Corée 

63.1% 

Finlande 

79.3% 

Grèce 

61.8% 

Danemark 

78.4% 

Chili 

60.5% 

Norvège 

78.1% 

Italie 

57.7% 

Canada 

77.2% 

Mexico 

51.2% 

À propos de l’Index Women in Work de PwC 

L’Index Women in Work de PwC combine cinq indicateurs clés de l’autonomisation économique des femmes en 2023 dans 33 pays de l’OCDE. Ces cinq indicateurs sont : l’écart salarial entre hommes et femmes, le taux de participation des femmes à la population active, l’écart de participation entre hommes et femmes, le taux de chômage féminin et le taux d’emploi féminin à temps plein. L’index annuel utilise les données réelles de l’OCDE pour l’année civile 2023. 

Consultez l’Index Women in Work de PwC pour plus d’informations. 

À propos de PwC 

Chez PwC, nous aidons nos clients à établir la confiance et à se réinventer afin qu'ils puissent transformer la complexité en avantage concurrentiel. Nous sommes un réseau axé sur la technologie et propulsé par des personnes, avec plus de 370 000 personnes dans 149 pays. Dans les domaines de l'audit et l’attestation, l’expertise juridique et fiscale, des transactions et le conseil, nous contribuons à construire, accélérer et maintenir l'élan. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.pwc.com

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