Les partenariats des banques belges atteignent un niveau record

Étude de PwC Belgique sur les partenariats bancaires belges

Jeudi 14 janvier 2021 - Les banques belges sont passées à la vitesse supérieure dans leur quête de partenariats, selon la dernière analyse que PwC Belgium consacre aux activités de partenariat des banques sur le marché belge. Les grandes banques universelles, en particulier, créent activement des écosystèmes numériques en élargissant leur offre de services dans le domaine non financier. PwC s’attend à ce que les banques belges continuent à étendre leur gamme de services dans au moins cinq piliers non bancaires pour améliorer leur expérience client : la mobilité, le logement, l’efficacité financière, l’entrepreneuriat et les réductions de prix. Cette tendance est susceptible de transformer radicalement le secteur et, par extension, la société, et cela, au grand bénéfice du client qui en sortira gagnant.

Essor des partenariats stratégiques

Les données collectées par PwC Belgique indiquent une augmentation significative des partenariats bancaires annoncés publiquement depuis 2018. Pour les 11 premiers mois de 2020 (jusqu'en novembre), le nombre de partenariats était déjà supérieur à celui de 2019 et pourrait même dépasser celui de 2018 pour atteindre un nouveau record. L’essor des partenariats est principalement le fait des banques universelles, les banques de niche présentant, quant à elles, un bilan plus stable.

Julien Stocq, associé chez PwC Belgique, commente : « Les banques belges ont considérablement intensifié leurs partenariats au cours de ces dernières années. En empruntant cette voie, elles se préparent à devenir des acteurs capables d’offrir à leurs clients des services qui répondent à un large éventail de besoins à travers une expérience intégrée, à l’image des grandes entreprises technologiques qui ont créé de super-applications en Asie ».

Au-delà de la banque

60 % des partenariats identifiés visaient à améliorer ou à augmenter les produits proposés aux clients, à élargir la clientèle ou à accroître les bénéfices réalisés par les clients existants. La deuxième raison la plus fréquente pour laquelle les banques collaborent avec des tiers est la possibilité d’accès à la technologie du partenaire (20 %).

L’analyse montre également que les banques s’éloignent de plus en plus des services bancaires traditionnels pour mettre l’accent sur l’ajout de services non financiers dans leur offre. Ces approches « beyond banking » caractérisent de plus en plus souvent les partenariats qui se concentrent sur les services de paiement, de crédit ou d’investissement.

Ce faisant, les banques ouvrent de nouveaux modèles commerciaux, les solutions de mobilité étant le premier segment de marché qu’elles explorent (avec notamment le stationnement, les billets de train/avion, les locations), en plus du logement, de l’efficacité financière, de l’entrepreneuriat et des réductions de prix.

« Le logement, les soins de santé, l’alimentation, la mobilité et l’éducation représentent l’essentiel des dépenses des consommateurs. Or, ces marchés sont aujourd’hui encore relativement hors ligne. En intégrant certains d’entre eux dans leurs plateformes, les banques sont bien placées pour diversifier leurs revenus à mesure que ces marchés se numérisent, mais ces éléments renforcent également leur valeur ajoutée pour la société. Grâce à ces services non financiers, les clients pourront accéder à des services provenant de secteurs très divers. Ces partenariats illustrent la naissance d’écosystèmes sur le marché belge : la combinaison de services bancaires et non bancaires pour satisfaire les besoins des clients à chaque étape de leur vie : des grands moments comme l’achat d’une maison, aux petits comme le stationnement de sa voiture », explique Gregory Joos, associé chez PwC Belgique.

Perspectives d’avenir

Dans les partenariats les plus récents qui impliquent de nouveaux produits ou services, les banques belges ont joué le rôle d’orchestrateur, en intégrant les services combinés au sein de leur propre plateforme, plutôt qu’en participant à la plateforme d’un tiers en y connectant leurs services. Il ressort des 200 partenariats identifiés à partir d’informations publiques que les banques assument le rôle central dans la majorité d’entre eux. Les annonces publiques où elles intègrent leurs services bancaires dans d’autres plateformes sont pratiquement inexistantes.

« Pour l’instant, les banques belges jouent principalement le rôle d’orchestrateur de plateformes, en tirant parti de leur position dominante dans l’économie belge. Si elles veulent poursuivre leur expansion, elles rencontreront inévitablement des secteurs où elles n’ont pas la légitimité nécessaire pour assumer le rôle central. Nous nous attendons donc à ce que les banques commencent à participer activement à l’écosystème, en intégrant leurs propres produits directement dans des plateformes tierces. Dans tous les cas, le client sera clairement gagnant. Au lieu d’avoir à naviguer entre différents secteurs, il sera de plus en plus servi au sein d’une économie gérée par des guichets uniques, qui transcendent les secteurs. Les banques belges doivent maintenant décider auxquelles de ces plateformes elles veulent appartenir, en marge de la leur », conclut Gregory Joos.

 

À propos de l’étude et de la méthodologie de l’étude

Pour réaliser cette analyse, PwC a analysé des informations publiques relatives aux partenariats noués entre les banques belges et des prestataires tiers à partir de janvier 2013 et jusqu’en novembre 2020. Ces informations publiques consistent en des articles de presse, des communiqués de presse sur les sites des banques ou de leurs partenaires, ou encore des déclarations annuelles des banques.

PwC a repris 26 banques belges dans le champ de l’étude, ce qui englobe la plupart des banques figurant sur la liste de la BNB[1] des établissements de crédit agréés en vertu du droit belge, à l’exclusion seulement de quelques petites filiales d’établissements étrangers n’ayant pas d’activité de partenariat belge connue à ce jour. Aucune entreprise partenaire n’a été exclue de cette recherche.

Après avoir identifié les partenariats, ceux-ci ont été structurés en fonction de leur impact sur les banques selon les critères suivants : pourquoi la banque se lance-t-elle dans ce partenaire particulier ? Le cas échéant, les catégories ont également été segmentées en fonction de leur impact sur le client.

 

 

 

 

 

 

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