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Les entreprises familiales sont fiables et résilientes, mais un accent supplémentaire sur la numérisation et l’ESG serait le bienvenu

Les entreprises familiales sont fiables et résilientes, mais un accent supplémentaire sur la numérisation et l’ESG serait le bienvenu

PwC Global Family Business Survey

  • Malgré la COVID-19, 25 % des entreprises familiales européennes s’attendent toujours à une augmentation de leur chiffre d’affaires (contre 55 % avant la COVID)
  • Moins de la moitié (47 %) des entreprises familiales européennes affirment que la durabilité et/ou la communauté locale est une priorité pour les deux prochaines années
  • 57 % des entreprises familiales en Europe déclarent que leurs capacités numériques sont peu développées

Jeudi 25 février 2021 – Au terme d’une année où le monde des affaires a dû réinventer sa manière de répondre aux besoins sociétaux et environnementaux, les entreprises familiales risquent de prendre du retard, selon la 10e enquête mondiale Global Family Business Survey que leur consacre PwC, menée auprès de 2 801 propriétaires d’entreprises familiales. Il en ressort qu’il ne suffit plus de s’appuyer sur des valeurs et un héritage pour aller de l’avant. Pour pérenniser le succès, l’entreprise familiale de demain exige une nouvelle approche fondée sur une transformation numérique accélérée, la priorisation des objectifs de durabilité et une gouvernance familiale professionnelle.

  Les entreprises familiales sont nombreuses à partager le sentiment d’avoir une responsabilité vis-à-vis de la société. Au niveau mondial, plus de 80 % d’entre elles s’engagent dans une activité de responsabilité sociale proactive et 71 % ont cherché à préserver le plus possible l’emploi pendant la pandémie. Toutefois, si plus de la moitié (56 %) des répondants européens déclarent vouloir prendre l’initiative en matière de durabilité, seuls 47 % y voient une priorité essentielle pour les deux années à venir. Cela ne semble pas être le résultat d’un quelconque pessimisme économique : moins de la moitié des répondants européens (47 %) s’attendent à une baisse des ventes malgré la pandémie et 25 % prévoient même une croissance de leur chiffre d’affaires. Au niveau mondial, les sondés se montrent optimistes quant à la résilience de leur entreprise, 64 % d’entre eux prévoyant une croissance en 2021 et 86 % en 2022.

La diversification et l’amélioration des capacités numériques sont des priorités

Cette réticence à adopter la durabilité est un rare exemple d’une limite à l’indépendance des entreprises familiales. Les entreprises cotées ressentent, en effet, bien plus de pression autour de la durabilité de la part des clients, des prêteurs, des actionnaires et des travailleurs. Sur les marchés européens qui montrent la voie en matière d’intégration des facteurs ESG, l’analyse de PwCindique que les actifs ESG représenteront entre 41 % et 57 % du total des actifs des fonds communs de placement à l’horizon 2025, et plus de 75 % des investisseurs institutionnels européens interrogés cette année par PwC ont déclaré qu’ils prévoient de cesser d’acheter des produits européens non ESG au cours des deux prochaines années. Les entreprises familiales sont moins exposées à la pression des investisseurs qui poussent les entreprises cotées à placer les questions ESG au cœur de leurs projets à long terme.

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« Il est clair que les entreprises familiales sont pleinement engagées dans une raison d’être sociale plus large. Mais toutes les parties prenantes exercent une pression accrue pour démontrer un impact significatif sur la durabilité et les questions ESG plus larges », nuance Griet Helsen, associée chez PwC Belgique. « Cette enquête indique que de nombreuses entreprises familiales ont une approche plus traditionnelle de la contribution sociale. Elles doivent toutefois s’adapter à l’évolution des attentes, faute de quoi elles s’exposent à un risque potentiel. Il ne s’agit pas seulement d’affirmer un engagement à faire le bien, mais de fixer des objectifs concrets et d’établir des rapports qui donnent une idée claire de leurs valeurs et de leur raison d’être en vue d’aider les économies et les sociétés à se reconstruire mieux».

L’enquête suggère que les entreprises familiales ont relativement bien résisté à la pandémie. Cependant, même si 80 % des entreprises familiales au niveau mondial se sont adaptées aux défis de la pandémie de COVID-19 en permettant le télétravail, leur dynamisme en matière de transformation numérique suscite certaines craintes. En Europe, 57 % des personnes interrogées déclarent que leurs capacités numériques sont peu développées et près d’un quart (23 %) d’entre elles affirment même qu’il ne s’agit pas d’une priorité.

« Il est préoccupant de constater que les entreprises familiales sont à la traîne. Il est évident que le fait de disposer de solides capacités numériques est payant », insiste Philippe Vyncke, associé chez PwC Belgique. « La numérisation donne accès à des données fiables et opportunes pour étayer la prise de décision, ce qui se traduit par une plus grande agilité et de meilleures performances, ainsi que par un partage plus transparent des informations entre les membres de la famille. De fortes capacités numériques vont également de pair avec un plus grand enthousiasme pour la durabilité : 51 % des ces entreprises familiales là au niveau mondial possède une stratégie de durabilité développée et communiquée qui éclaire toutes leurs décisions, contre 29 % qui n’en ont pas ».

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Disparité de gouvernance

Lorsque les temps sont durs, les principes fondamentaux qui caractérisent les entreprises familiales (engagement vis-à-vis des valeurs, réflexion à long terme, effet de levier raisonnable) constituent autant de fondements des reprises. Cela s’est confirmé en 2009, après la crise financière, lorsque les entreprises familiales ont rebondi pour reconstruire des opportunités dans une économie mondiale en ruine. Et cela se reproduira lors de la reprise post-COVID-19 : les entreprises familiales jouissent d’une plus grande confiance que les autres institutions et dirigeants. Selonle Baromètre de confiance 2020 d’Edelman,67 % des personnes interrogées déclarent faire confiance aux entreprises familiales, contre 58 % pour les sociétés cotées et 52 % pour les entreprises publiques.

Si les entreprises familiales font état de bons niveaux de confiance, de transparence et de communication, l’enquête souligne aussi les avantages d’une structure de gouvernance professionnelle. Alors que 79 % des entreprises déclarent avoir mis en place une forme de procédure ou de politique de gouvernance, les chiffres chutent de façon spectaculaire en ce qui concerne les domaines importants : en Europe, à peine plus d’un tiers affirment avoir un accord ou un protocole familial, et moins de la moitié (47 %) ont mis en place un pacte d’actionnaires ou une procédure testamentaire (43 %).

« Lharmonie familiale ne doit jamais être considérée comme acquise. Au contraire, il faut y travailler et la planifier, avec la même attention et le même professionnalisme que la stratégie commerciale et les décisions opérationnelles », avertit Griet Helsen, associée chez PwC Belgique. « Selon leFamily Business Network, les entreprises familiales représentent en Belgique 45 % de l’emploi total et 33 % du PIB. Il est donc vital qu’elles s’assurent de disposer de processus formels pour garantir la stabilité et la continuité à long terme. La professionnalisation de la gouvernance des entreprises familiales est complexe, mais sans elle, des conflits et des rivalités peuvent survenir et démotiver la direction, détourner l’attention des bonnes priorités ou empêcher le recrutement des bons talents. Si certains actionnaires souhaitent se retirer, dans le pire des cas, la famille risque même de perdre le contrôle de l’entreprise ».

 

À propos du Global Family Business Survey de PwC

L’enquête sur les entreprises familiales est une étude de marché globale des propriétaires et des dirigeants. Le chiffre d’affaires des entreprises participantes va de moins de 5 millions USD à plus de 6 milliards USD. L’objectif de l’enquête consiste à comprendre ce que les entreprises familiales pensent des questions clés du moment. Le rapport est basé sur 2 801 entretiens menés avec des dirigeants et des décideurs d’entreprises familiales dans 87 pays, entre le 5 octobre 2020 et le 11 décembre 2020. 1 061 répondants sont originaires d’Europe.

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Lisez le Global Family Business Survey de PwC pour en savoir plus sur cette étude.

Contact

Erik Oosthuizen

erik.oosthuizen@pwc.com
0474 56 42 76

www.pwc.com

 

 

A propos de PwC Belgique

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