Skip to Content
Les CEO belges sont optimistes quant aux perspectives commerciales et économiques en 2021

Les CEO belges sont optimistes quant aux perspectives commerciales et économiques en 2021

24e CEO Survey de PwC

  • 82 % des CEO belges croient en une amélioration de la croissance mondiale en 2021, contre 22 % en 2020.
  • Les cybermenaces figurent en tête de la liste des plus grandes menaces qui préoccupent les CEO belges.
  • Les CEO belges craignent davantage la surrèglementation et l’incertitude politique qu’une nouvelle crise sanitaire.
  • Les dépenses en matière de transformation numérique ne ralentiront pas : 56 % des CEO augmenteront leurs investissements dans le numérique de 10 % ou plus.
  • 28% des CEO se disent extrêmement préoccupés par le changement climatique. Dans un même temps, ils éprouvent des difficultés à mesurer l’impact environnemental de leurs activités et à rendre compte de celui-ci.

Jeudi 11 mars 2021 - La 24e édition de la CEO Survey de PwC, menée auprès de plus de 5 050 CEO dans le monde, parmi lesquels 50 Belges, montre que les CEO belges sont résolument optimistes quant aux perspectives de reprise économique, soit un changement notable par rapport aux résultats des dernières années. En marge de cet optimisme, la cybersécurité inquiète les CEO belges, surtout compte tenu de la transformation numérique accélérée que nous avons connue cette année. Si les organisations belges sont aujourd’hui confrontées à de sérieux défis, la question climatique reste prioritaire, même si la mesure et le reporting de l’impact environnemental des entreprises sont un point sensible. « Il sera extrêmement important de remettre l’accent sur le rétablissement de la confiance pour sortir le pays de la crise et être prêt pour le monde post-COVID », insiste Axel Smits, président de PwC Belgique.

Un optimisme sans précédent...

Un an après que l’OMS a qualifié la COVID-19 de pandémie, 82 % des CEO belges pensent que la croissance économique mondiale s’améliorera en 2021, soit 60 points de pourcentage de plus que l’année dernière. Cet optimisme est plus marqué en Belgique que dans le reste du monde (76 %) et que dans nos pays voisins comme les Pays-Bas (72 %), la France (59 %) et l'Allemagne (80 %).

L’optimisme des CEO concerne aussi les performances de leur propre entreprise. En Belgique, 86 % des CEO se disent en effet confiants quant aux perspectives de croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise au cours de l’année prochaine (contre 85% au niveau mondial), tandis que 88 % des CEO, tant au niveau belge qu’au niveau mondial, s’estiment très confiants pour les trois années à venir.

Story image

« Le pessimisme prononcé exprimé par les CEO dans notre enquête de l'année dernière vis-à-vis des prévisions de croissance économique indiquait déjà que notre économie se dirigeait inévitablement vers un ralentissement. Cependant, les perturbations inattendues causées par la COVID-19 ont fait de 2020 une année inédite. Malgré la tragédie humaine et les graves conséquences économiques, il y a encore des raisons d'être optimiste quant à notre potentielle reprise, surtout compte tenu de l'élan actuel autour du déploiement des vaccins dans le monde », commente Axel Smits.

« Cependant, nous avons devant nous un chemin de reprise à long terme, qui amènera les entreprises à se préparer à de nouvelles priorités. Elles ont l'occasion d'évaluer leurs décisions en fonction d'impacts sociétaux plus larges. Elles pourront ainsi s'engager dans une voie qui rétablira la confiance de leurs parties prenantes et de la société. Dans un même temps, elles doivent devenir suffisamment solides pour faire face aux perturbations futures en adaptant leurs activités et garantir des résultats durables pour la société dans un environnement extérieur en constante et rapide évolution. »

... mais une appréhension persistante

Malgré leur confiance dans l’amélioration de la situation économique, les CEO sont pleinement conscients des menaces qui pèsent sur l’environnement extérieur. Dans le climat d’incertitude actuel, il n’est pas surprenant de constater que les CEO belges se méfient des mesures que les gouvernements pourraient prendre pour répondre aux défis posés par la pandémie. Cela explique pourquoi la surrèglementation, l’incertitude politique, le populisme et l’incertitude géopolitique arrivent en tête de la liste des menaces perçues par les CEO en Belgique. En réalité, les CEO belges craignent même davantage la surrèglementation et l’incertitude politique que les pandémies ou autres crises sanitaires.

Story image

Compte tenu de l’augmentation constante des cyberattaques au cours de l’année dernière, la principale préoccupation des CEO belges porte sur les cybermenaces. 62 % d’entre eux se disent « extrêmement préoccupés », ce qui représente une augmentation de 29 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. La diffusion de fausses informations (34 %) est une autre menace qui monte rapidement dans la liste des préoccupations des CEO belges, contre 29 % dans l’enquête de l’année dernière. La montée de ces deux dernières menaces coïncide avec l’accélération rapide de la transformation numérique des entreprises qui a eu lieu au cours de l’année dernière. Cette transformation numérique ne ralentira d’ailleurs pas de sitôt. En effet, 56 % des CEO belges prévoient d’augmenter leurs investissements dans la transformation numérique de 10 % ou plus. Malgré leur niveau croissant d'inquiétude face aux cyberattaques, les CEO ne mettent pas en place des actions décisives : à peine 28 % des CEO belges prévoient d'augmenter les dépenses en matière de cybersécurité et de confidentialité des données de 10 % ou plus.

« Si la pandémie a entraîné une augmentation significative de l’adoption du numérique et des transactions électroniques, elle a également étendu les risques associés à ce passage soudain et à grande échelle à la sphère numérique. L’augmentation des cyberattaques et la désinformation ont eu un impact important, mais surtout profond, car ces phénomènes touchent au tissu même de la société : la confiance. La pandémie a montré à quel point la confiance se gagne et s’effrite, tant dans les institutions que dans la technologie, ce qui la rend plus importante que jamais. Au fur et à mesure que la confiance numérique s’étiole, nous avons besoin d’un cadre de valeurs plus large dans lequel nous repenserons la nature même de la sécurité afin de combler ce déficit de confiance », explique Axel Smits.

Les CEO sont toujours aux prises avec le changement climatique

Le classement des menaces liées au changement climatique a nettement moins évolué. 28 % des CEO se disent extrêmement préoccupés par ce problème, contre 27% l’année dernière. Ces résultats vont dans le sens de la moyenne mondiale qui est de 30%. Toutefois, le changement climatique ne figure encore qu'au huitième rang en Belgique et au neuvième rang chez les CEO du monde entier de la liste des menaces pour la croissance. Par ailleurs, 20% des CEO belges se disent « pas du tout inquiets » ou « peu inquiets » vis-à-vis du changement climatique, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne mondiale (28 %). Cela peut s'expliquer par le fait que le changement climatique n'est pas considéré comme une menace immédiate pour la croissance par rapport à d'autres problèmes tels que la pandémie, la surrèglementation et les cybermenaces.

Par ailleurs, 50 % des CEO belges estiment que leur organisation doit faire davantage pour mesurer son impact sur l'environnement, un résultat plus élevé que la moyenne mondiale (39 %). De plus, 52% pensent que leur organisation doit également des efforts pour rendre compte de cet impact environnemental, ce qui est également plus élevé que la moyenne mondiale (43%). Cependant, 55 % des CEO belges n'ont pas encore intégré les risques climatiques dans leurs activités de gestion des risques stratégiques, ce qui est préoccupant, car le changement climatique représente un risque physique et transitoire croissant pour les entreprises. Alors que 42 % des CEO belges planifient d'augmenter considérablement leurs investissements dans les initiatives durables à la suite de la pandémie, près d'un cinquième d’entre eux ne prévoient aucun changement.

« Compte tenu des nombreux défis auxquels les entreprises sont confrontées aujourd’hui, il est encourageant de constater que la préoccupation relative au changement climatique n’a pas reculé dans le classement. La plupart des CEO confirment l’importance de la question climatique depuis quelques années maintenant, d’autant plus que les entreprises sont de plus en plus conscientes de leur impact environnemental. Il subsiste néanmoins un écart entre la prise de conscience et la mesure et la communication réelles de l’impact environnemental des entreprises. Il est donc essentiel que les entreprises s’informent davantage et mieux sur leur impact environnemental afin de parvenir à une économie à l’impact neutre. Le contexte actuel de pandémie offre une occasion unique d’insister sur l’urgence de ce défi et d’adapter notre modèle économique pour un avenir plus durable », conclut Axel Smits.

 

Téléchargez le rapport complet ici : www.pwc.be/ceosurvey

 

 

À propos de l’enquête CEO

 

En janvier et février 2021, PwC a interrogé 5 050 CEO dans 100 pays et territoires. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 3 501 personnes interrogées lors de l'enquête menée l'année dernière. Les chiffres mondiaux et régionaux figurant dans ce rapport sont basés sur un sous-échantillon de 1 779 CEO, proportionnel au PIB nominal du pays afin de garantir que les opinions des CEO soient représentatives de toutes les grandes régions. De plus amples détails par région, pays et secteur d'activité sont disponibles sur demande.

 

 

Contact

Maïté Oreglia

maite.oreglia@pwc.com
0485 07 67 17

www.pwc.com

 

 

 

                                                   

 

A propos de PwC Belgique

Serving clients from strategy through execution

Chez PwC Belgique, nous nous engageons à fournir des services de qualité en matière d’audit, de fiscalité et de conseil à nos clients des secteurs public et privé, en Belgique et au niveau international.

Notre entreprise incarne le principe de création de valeur, grâce au réseau de relations que nous développons et ce principe est ancré au cœur même de notre philosophie d’entreprise. Notre promesse de valeur débute par les relations que nous tissons avec vous.