La Belgique enregistre une légère baisse de la participation des femmes sur le lieu de travail, mais continue de combler l'écart salarial entre les genres

10e OCDE Women in Work Index de PwC

  • La Belgique est passée de la 10e à la 12e place dans le Women in Work Index parmi les pays de l’OCDE
  • L’écart salarial entre les genres en Belgique (5,0 %) continue de se réduire et reste le quatrième plus faible de l’OCDE, soit un résultat significativement meilleur que la moyenne de l’OCDE (13,7 %)
  • 5,1 millions de femmes supplémentaires étaient au chômage en raison de la crise du Covid-19 et 5,2 millions de femmes en moins ont participé au marché du travail dans 33 pays de l’OCDE
  • La pandémie a amplifié les inégalités entre les genres dans l’ensemble de l’OCDE, ce qui a obligé plus de femmes que d’hommes à quitter le marché du travail

Lundi 7 mars 2022 – L’année 2022 célèbre la 10e édition de la mise à jour annuelle de l’indice Women in Work de PwC, calculé pour 33 pays de l’OCDE. Depuis la première année du lancement de l’indice, des progrès lents mais constants ont été réalisés en termes d’émancipation et d’empowerment des femmes. Cependant, la pandémie de Covid-19 a fait reculer d’au moins deux ans les progrès en matière d’égalité des genres au travail et l’année 2020 a marqué un pic dans les taux de chômage mondiaux, avec un impact particulièrement sévère sur les emplois des femmes.

Bien que la Belgique obtienne historiquement de bons résultats dans l’indice, avec une progression significative de la 20e place en 2000 à la 10e place en 2019, le pays a perdu deux places dans le classement mondial en 2020. Cela est principalement dû à un taux de participation des femmes à la population active plus faible de 64,5 % (contre 64,9 % en 2019) et à une augmentation du taux de chômage des femmes (de 5,0 % à 5,4 %), des indicateurs qui ont tous deux été touchés par la pandémie de Covid-19. Toutefois, l’écart salarial entre les genres a continué de diminuer en Belgique, passant de 5,8 % à 5,0 % et reste le quatrième plus faible de tous les pays de l’OCDE.

« Malheureusement, nous constatons que la Belgique perd deux places dans le classement mondial. Si notre pays reste le troisième meilleur de l'OCDE en termes d'écart salarial entre les hommes et les femmes, nous perdons du terrain sur d'autres indicateurs importants », déclare Griet Helsen, associée chez PwC Belgique. « Cette baisse tient également compte du fait que d'autres pays, comme le Royaume-Uni, grimpent dans les rangs, mais nous devons continuer à placer la barre plus haut et ne pas nous contenter de stagner. Et s'il est encourageant de constater que notre future main-d'œuvre bénéficie d'un accès plus équilibré à l'enseignement universitaire, le problème de l'égalité des genres reste très prégnant sur le lieu de travail. »

Un tour en haut du classement

Les cinq premiers pays en 2020 restent les mêmes qu'en 2019, mais leur classement a changé. La Nouvelle-Zélande a fait un bond à la première place et a dépassé l'Islande et la Suède, qui ont respectivement occupé les deux premières places pendant six ans. Le Luxembourg a également réalisé de bonnes performances, en passant de la 5e à la 2e place. La bonne performance de la Nouvelle-Zélande est due à son faible écart salarial entre les hommes et les femmes (4,6 %), à son faible taux de chômage féminin (5,2 %) et à son taux relativement élevé de participation des femmes au marché du travail (76,1 %). Le Luxembourg a pris la deuxième place grâce à l'écart de rémunération entre les genres le plus faible (1,3 %) de l'OCDE. Le Royaume-Uni (classé 9e contre 16e en 2019) affiche l'une des plus fortes augmentations absolues de l'indice Women in Work parmi les 33 pays, avec une baisse de près de 4 points de pourcentage de son écart de rémunération entre les hommes et les femmes, qui passe de 16,1 % en 2019 à 12,3 % en 2020.

Les pays qui donnent la priorité aux mesures visant à accélérer les progrès en matière d'égalité des genres peuvent s'attendre à récolter d'énormes bénéfices. Notre analyse montre qu'en augmentant le taux d'emploi des femmes dans l'ensemble de l'OCDE (pour atteindre celui de la Suède, qui a toujours été en tête de peloton), le produit intérieur brut (PIB) de l'OCDE augmenterait de 6 000 milliards de dollars par an. Dans le même temps, la réduction de l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes pourrait accroître les revenus des femmes dans l'ensemble de l'OCDE de 2 000 milliards de dollars par an.

L’émancipation et l’empowerment durable des femmes dans un avenir vert ​

Outre l'impact que la pandémie de Covid-19 a eu sur l'emploi des femmes, la prochaine décennie de l’indice Women in Work sera marquée par la transition des économies vers des émissions nettes zéro. Cette transition se traduira par de nouveaux emplois et de nouvelles opportunités, mais il convient de noter que, selon l'analyse de PwC, ces nouveaux emplois seront concentrés dans des secteurs où l'emploi est dominé par les hommes. La transition vers le « net zéro » pourrait ainsi entraîner une augmentation de l'écart entre les hommes et les femmes en matière d'emploi de 1,7 points de pourcentage d'ici à 2030. Il sera donc nécessaire de doter la main-d'œuvre féminine des compétences adéquates pour réussir la transition vers un marché du travail plus écologique.

« Avec cette transition vers un avenir plus durable et plus vert, il sera crucial de garder à l'esprit que cet avenir doit être durable pour l’émancipation et l’empowerment des femmes également. Les entreprises, en particulier, ont la possibilité de montrer la voie en contribuant à la reconstruction de nos économies et de nos sociétés grâce à de bonnes politiques et pratiques qui placent les besoins des femmes au centre de leurs préoccupations, par exemple en renforçant la représentation des femmes et en mettant l'accent sur des stratégies de recrutement, de rétention et de promotion sensibles à la dimension de genre. Il est également essentiel de créer des environnements de travail inclusifs en dispensant des formations sur les préjugés inconscients et en encourageant le changement culturel. J'ai bon espoir que nous y parviendrons, mais cela prendra du temps. C'est pourquoi nous devons tirer le meilleur parti de la dynamique actuelle et nous appuyer sur les progrès accomplis pour garantir un avenir plus juste et plus inclusif », conclut Griet Helsen, associé chez PwC Belgique.

 

À propos de l’indice Women in Work dans l’OCDE

L’indice Women in Work de PwC combine cinq indicateurs clés de l’émancipation économique des femmes en 2020 à travers 33 pays de l’OCDE : l’écart salarial entre les hommes et les femmes, le taux d’activité des femmes, l’écart entre le taux d’activité des hommes et des femmes, le taux de chômage des femmes et le taux d’emploi à temps plein des femmes. L’indice annuel Women in Work se fonde sur les données de l’OCDE (réelles) pour l’année civile 2020.

Consultez le Women in Work Index de PwC pour plus d’informations.

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