Les dépenses d’infrastructure en Belgique atteindront 17 milliards d’euros par an d’ici 2050
Les infrastructures sociales, de transport et industrielles représentent aujourd’hui 64 % des dépenses selon PwC

Diegem, le 06 mai 2026 – Les dépenses annuelles d’infrastructure en Belgique ont atteint 12 milliards d’euros en 2024 et devraient augmenter de 42 % pour atteindre 17 milliards d’euros d’ici 2050, selon le Global Infrastructure Outlook de PwC. Les perspectives belges sont façonnées par la modernisation du réseau électrique, la poursuite du déploiement des énergies renouvelables, l’augmentation des dépenses de défense en ligne avec les engagements de l’UE et de l’OTAN, ainsi que les investissements continus dans les télécommunications et les infrastructures numériques. PwC indique que les infrastructures mondiales entrent dans un cycle d’investissement sans précédent, avec des dépenses annuelles passant de 3,76 billions d’euros en 2024 à 5,9 billions d’euros en 2050.
L’analyse de PwC est la première du genre à fournir des prévisions d’investissement à long terme jusqu’en 2050 pour neuf secteurs, vingt sous‑secteurs et 45 pays et territoires, représentant 88 % de la production économique mondiale. Elle s’appuie sur vingt années de données de dépenses et modélise les investissements futurs en fonction de facteurs économiques et politiques. Sur l’ensemble de la période, l’investissement mondial cumulé en infrastructures devrait atteindre 129,3 billions d’euros, les pays modernisant leurs systèmes de transport, d’énergie et industriels pour répondre aux exigences de l’IA, de l’électrification et de l’urbanisation. En termes réels, les prévisions suggèrent que les dépenses mondiales d’infrastructure au cours des 25 prochaines années seront deux fois plus élevées que celles des 20 dernières années, période pour laquelle aucune donnée comparable n’est disponible.
Les perspectives soulignent que les investissements dans les infrastructures énergétiques, de transport et numériques convergeront pour créer des réseaux plus intelligents, où les actifs traditionnels fonctionneront comme des systèmes connectés, numérisés et électrifiés.
En Belgique, les infrastructures sociales devraient représenter la plus grande part des dépenses cumulées, soit 108,7 milliards d’euros d’ici 2050, suivies des infrastructures de transport, totalisant 89.8 milliards d’euros sur la même période. Les dépenses d’infrastructures industrielles devraient atteindre 51,3 milliards d’euros entre 2025 et 2050. Ensemble, ces trois secteurs représentent 64 % des dépenses d’infrastructure belges jusqu’en 2050.

Source: Oxford Economics
Mobiliser le capital ne suffit pas pour garantir le succès
PwC souligne l’existence de risques importants liés à l’exécution, à la fragmentation des processus de planification, à une implication incohérente des communautés, à des vulnérabilités dans les chaînes d’approvisionnement et à des modèles de réalisation dépassés. Ces défis pourraient réduire les bénéfices économiques attendus de ces niveaux d’investissement sans précédent. Les perspectives identifient plusieurs priorités clés pour y remédier :
- Une planification au niveau des systèmes est essentielle pour coordonner les investissements dans des secteurs tels que l’énergie, le numérique, le transport, l’eau et l’industrie. Cela permet d’éviter les goulots d’étranglement, de rationaliser les processus réglementaires et d’améliorer la productivité.
- Des modèles de financement et de partenariat innovants sont nécessaires, notamment le recyclage du capital et des plateformes de financement mixte standardisées. Ces mécanismes peuvent mobiliser des investissements privés à long terme et réduire les risques liés aux nouvelles technologies, rendant davantage de projets viables — en particulier dans les marchés émergents.
- Des modèles modernes de réalisation et de gestion commerciale doivent être adoptés, incluant les contrats basés sur les résultats, les jumeaux numériques, la construction modulaire et les systèmes de contrôle de projet pilotés par l’IA. Ces approches peuvent améliorer la rapidité, la fiabilité et la performance globale des projets d’infrastructure.
Didier Vandenhaute, Associé chez PwC Belgique, déclare : « Il ne s’agit pas d’un boom de construction traditionnel. Les infrastructures qui se construisent aujourd’hui doivent être plus intelligentes, plus propres et beaucoup plus adaptables — des routes prêtes pour les véhicules autonomes et la recharge sans fil aux entreprises alimentées par des réseaux logistiques automatisés, de l’énergie propre et des systèmes informatiques sécurisés. Le véritable défi n’est pas seulement de construire davantage, mais de moderniser les systèmes qui soutiennent la productivité et la compétitivité. Alors que le monde entre dans une nouvelle vague historique d’investissements dans les infrastructures, la réussite de la Belgique dépendra non seulement de la mobilisation du capital, mais aussi de la capacité à relier planification, financement et exécution pour créer des systèmes prêts pour l’avenir, capables de répondre à la demande, d’utiliser les ressources intelligemment et de générer des gains de productivité durables dans toute l’économie. »
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Notes à l’attention de la rédaction
À propos du Global Infrastructure Outlook 2050 de PwC
Le Global Infrastructure Outlook 2050 repose sur une base de données de prévisions d’investissement en infrastructures élaborée par Oxford Economics. Tous les montants sont exprimés en prix réels (corrigés pour l’inflation). Les perspectives couvrent neuf secteurs et vingt sous‑secteurs dans 45 pays et territoires. La plupart des sources consultées en 2025 fournissaient des données jusqu’en 2023 ou 2024. Les principales sources étaient l’OCDE, Eurostat et les instituts statistiques nationaux. Lorsque les données officielles n’étaient pas disponibles, des estimations ont été réalisées à l’aide de sources supplémentaires (Agence internationale de l’énergie, Milex), de dépenses d’investissement sectorielles ou de données comparatives provenant de pays similaires. La base de données fournit un cadre économique structurel tenant compte des facteurs d’offre et de demande influençant la croissance sectorielle.
Tous les montants en euros ont été calculés selon le taux de référence de la Banque centrale européenne à la date du 05 mai 2026. Ces taux sont basés sur la procédure quotidienne de concertation entre les banques centrales européennes et sont publiés à titre informatif uniquement.
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